Luc n’avait jamais été particulièrement fier du fait que l’anagramme de son prénom soit « cul », ce qui est fort vulgaire, ou bien « ulc » qui, phonétiquement, le rapproche inévitablement d’une brute épaisse Américaine vert pomme en mini-short, et moins encore « clu », qui ne veut absolument rien dire. Souvent il se prenait à être admiratif et, à vrai dire, un peu jaloux des autres prénoms. Des Léon qui donnent « Noël », des Gaël et leur signe « égal », ou du « moins » de Simon, voire de Pierre et sa « Prière ». Mais pas des Quentin, qui donnent « niquent », ni des Alan.