L’interstate, BRO.


Suite de la Trilogie Mécanique du slam des bagnoles vroom vroom. Inspirée d’un des meilleurs jeux de tous les temps : Interstate 76.

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Rugissements sur l’autoroute inter-États
Trilogie mécanique, chapitre 2 (v1.0)

P’tit matin mode blue tuesday, message de mon oncle fou alité
Il envoie mon frère Marcus en mode express messager
Faut qu’j’relance un fournisseur plutôt guimauve
Ok, je passe voir le petit Jacob, One Love !
Je le prends la main dans le gaufrier
De ma cop’ Ulrika, rencontrée sur Lovemeet mardi
Chérie, fais moi peur, t’oublie nos crevettes aux brocolis ?
Quoi Jaco ? Tu veux que je te rosses, coco ? Ferme-là.
Ciao, je veux plus voir de rasta, basta

Besoin de voir des gens bons, j’pense à mes aminches
Quand je me fais accoster par une gueule de iench
Le mec brade des poupées en forme de coucouniette
Il essaie de m’en vendre une, je répond cash que c’est niet
Il enquille avec des lunettes 3D spéciales films de luc
Mais la conduite sportive en 4D, c’est ça mon truc
Le gonze insiste trop, j’lui fais une gueule de pizza reine
C’est la fin de la nuit, à l’écoute de Lithium FM

C’est reparti comme en 60, entre Californie et Arizona
Sur la route 666 je reprends le job, mais le stress me file du zona
Radio calée sur la puissance de la fonk,
Le medley du macadam n’est pas une musique quelconque
Liaison Cibi pour le duo, aujourd’hui c’est l’équipée fatale
Avec le pote Taurus bavard au volant de sa Lincoln Continental :

 Un crissement aigu sur le bitume
Le caoutchouc brûlant épouse à jamais l'asphalte
La roue tourne à perpète
La voiture c'est l'infini multiplié par quatre

Balade au Texas, une pause dans le comté, au hasard, de Jeff Davis
Le temps de récupérer quelques colis et on dévisse
Facile, sur notre carte, des X marquent les emplacements
Suffit de se grouiller et on rentre sans pansements
L’une des étapes se trouve être un centre commercial
Non, mec, je signerai pas ta pétition contre le nouvel ordre mondial
T’as le groove, champion, mais arrête de jouer les morpions
Lâche moi ou tu tâteras de mon côté scorpion

Puis je croise Gary Coleman, oui tout ça c’était avant 2010
Lui demande un autographe puis lui colle un bourre-pif
Je remonte dans ma Barracuda, millésime 71
Année de mon duel avec le mille-pattes de bronze
Soyez polis sur l’autoroute sinon c’est la déroute
Un camionneur vexé peut vous faire couler la goutte
Pris d’un besoin de vitesse, frein à main paré
J’enchaîne les virages façon Rally, c’est gagné
J’en ai la tarte à la fraise qui palpite
Y’a même une partie de mon corps qui frétille, c’est magique

Pour l’hygiène, vite fait, je braque une épicerie
A travers ma cagoule j’fais ce que l’écriteau me dit
Je regarde la caméra et lentement lui souris
Demande au gérant d’ouvrir l’arrière-boutique s’il tient à la vie
J’entre et tombe nez-à-nez avec des talibans en cavale
J’leur propose un sandwich à la côte de porc hallal
J’ai beau leur dire que je l’ai hallalisé ce matin
Ils n’en veulent pas et commencent à me courser le train
Je vois deux poulets sur le trottoir, sensass’
Café à la main, m’interpellent, je trace

Me v’là poursuivi par des clones pas super réglos
De ces messieurs Baker et Poncherello
Ces enragés de la moto vont rester sur mon dos
Tant que je trouverai pas de quoi dégonfler leur ego
Je lâche quelques donuts pour aller avec leur kawa
et les voilà qui pilent devant la populace, c’est le dawa
S’engage alors une étrange poursuite
Qui a tout l’air de vouloir finir en PEGI 18
Journée de merde, de quoi virer timbré comme un postier
Hier on me vole ma Corvette, déjà sur le point d’exploser
Aujourd’hui, j’ai Chips et Al Qaeda sur mes six heures
pas le temps pour un 318 j’ai besoin d’un bunker
Le pied au plancher, je fonce à toute blinde je sais pas où
Rapidement, j’entends même un hélico, c’est fou
Ma réputation a dû me précéder un peu trop
Si ça continue je vais devoir taffer en métro

Pschhhh…

La durite de mon radiateur a claqué, c’est le drame
Une dernière cote et mon moteur rend l’âme
Obligé de sortir mon véhicule, v’la mon stress test
C’est de mauvaise augure, le sort de ma copine Vixen l’atteste
Armé d’un pompe à silencieux félin
Ou même d’une simple carotte si besoin
Feels good to be a gangsta, j’suis pas un auto-stoppeur
Je fais mon beurre avec le salaire de la peur
Les flics et les barbus n’hésitent pas à me tirer dessus
Je leur ai rien fait, je suis choqué jusqu’au fond du cul
Acculé, j’arrive à aligner quelques headshots bien sentis
Mais je suis blessé et j’entends de deux grenades le cliquetis
Le délire finit au bazooka, j’ai toujours été bon en RPG
J’aligne l’hélico et l’explose en lui criant ‘GG’