Jamais Victor Hugo n’écrivit de sonnet
Sur les aphtes buccaux ou les trous aux chaussettes.
C’est parce qu’il essayait de nous impressionner
En nous parlant de Dieux, de Patries, de Causettes.
Et pourtant lui aussi quand il mangeait des noix,
Ou parfois du cantal, ça lui collait un aphte.
Lui aussi il trouait ses socquettes de soie.
Il a bien eu du pot que personne ne cafte.
Enfin, le plus sérieux dans cette affaire-ci,
C’est qu’il ne rapportait pas tout ça de lui-même.
Qui fait des poésies pour parler de vessie
Capricieuse, ou de poils, ou des matins de flemme ?
Ou bien d’oncologie ? Des bouffeurs de gigot ?
Ou des housses de couette ! Ah, les housses de couette…
C’est pas Victor Hugo ! C’est pas Victor Hugo !
Quel gros nul, celui-là. C’était une trompette.