Si vous manquez encore d’idées pour faire des trucs, en voilà.

Encore une fois, le mieux c’est le PDF :


22. Un billet de banque dont la valeur est un champ libre où on écrit ce qu’on veut.

23. Prendre un bus vers une ville qu’on a encore jamais visité, de telle sorte qu’on arrive vers la tombée de la nuit. Passer la nuit dans la ville sans dormir et sans rester plus de deux heures au même endroit. Revenir chez soi avec un bus qui part vers le lever du jour.

24. Un opéra moderne qui dure une heure. Le principe : une histoire entièrement chantée à la Jacques Demy (c’est ptet plus une comédie musicale du coup). L’histoire semble rapidement grandiose et épique mais, petit à petit, les enjeux diminuent et le rythme ralentit. On finit par prendre de plus en plus de temps pour des choses de moindre importance. Finalement le Grand Conflit est réglé par un personnage hors scène, et on apprend ce fait héroïque pendant que les comédiens et comédiennes sont en train de finaliser (avec grand peine) l’achat d’un pain au chocolat ou quelque chose comme ça. Fin.

25. Venir à plusieurs dans une médiathèque avec nos propres livres, très voyants. Arriver en décalé pour ne pas trop se faire remarquer. Lire tous le même livre et rire au même moment (synchronisation préalable avec un écouteur dans une oreille pour savoir quand rire).

26. Écrire un recueil de prophéties de Nostradamus qui prédisent à posteriori certains évènements. Diffuser l’ensemble ou des morceaux sur les réseaux sociaux et en observer la propagation. Chaque prédiction est numérotée. Si on regroupe l’ensemble, on peut lire en acrostiche un message du genre « Qui a cru ça mérite des baffes. »

27. Album musical de 10 pistes dont chaque piste a un titre de 10 caractères. La somme ASCII de chaque titre est inférieure à la somme ASCII du titre suivant, et cette somme est à chaque fois liée à l’un des paramètres de la piste (par exemple ça donne la fréquence d’une note en bourdon, ou le nombre de fois où un certain son est joué).

28. Petit roman généré automatiquement à partir de paragraphes d’e-books. Chaque paragraphe pris ne doit contenir aucun prénom courant (se baser sur une liste de prénoms récupérés sur un site pour futurs parents). Sauf le tout premier paragraphe qui doit contenir un prénom et un seul (et qui doit être le premier paragraphe d’un roman source). Le dernier paragraphe est le dernier paragraphe d’un roman source.

Les paragraphes sont prélevés de manière chronologique (le première paragraphe date du début du 19ème siècle, le dernier paragraphe date du 21ème siècle).

29. Utiliser un synthétiseur vocal pour lire un roman généré automatiquement. Poser ça sur une nappe musicale d’ambiance générée de manière semi-automatique (programmation musicale). Proposer ça en diffusion à des médiathèques lors d’évènements qui permettent à des chef·fe·s de montrer aux supérieurs des « projets innovants ». Au bout de la 3ème diffusion, donner un fichier modifié qui contient par-ci par-là des paragraphes violents ou érotiques, voire des passages de l’Ancien Testament.

30. Construire une maison avec un bunker. Le bunker est bcp plus volumineux que le reste de la maison, qui n’est là que pour faire bonne figure jusqu’à ce qu’elle soit soufflée par une bombe atomique. Lors de la construction, faire appel à des travailleurs étrangers pour la partie bunker, afin de pas en ébruiter la fabrication. Dans le bunker il y a plusieurs niveaux, les deux premiers niveaux souterrains ressemblent au RDC et au 1er étage, en inversés. Il y a dans le fond de ce souterrain un passage secret qui mène vers d’autres niveaux de bunker plus profonds. Ces niveaux suivants ressemblent à la mairie du village voisin. En bas il y a un passage secret qui ressemble à un bunker de film des années 80. Au fond de ce truc il y a de fausses entrées de passages secrets qui ne mènent nulle part.

31. Lancer une boutique où on peut parcourir les rayons et prendre des trucs qu’on met dans un panier. Une fois arrivé en caisse, l’employé·e accepte ou refuse de valider l’opération et de nous faire payer. Sans donner d’explications. Par exemple si le magasin s’appelle Pada, le panier n’est accepté que si les produits ne contiennent pas la lettre A dans leur marque.

32. Court-métrage à choix multiples, comme Bandersnatch ou Tantale. Très bref, il tourne en boucle et on revient facilement au début, dans un scenario qui frôle la folie. Pour briser la boucle et arriver à une fin il faut trouver une séquence bien précise de choix.

33. Autre court-métrage à choix multiples, potentiellement plus lent, long et posé, mais avec le même aspect « boucle infinie infernale. » Cette fois pour sortir de la boucle il faut recourir à une méthode de choix de chemin qui n’est pas annoncée au début. Par exemple, si par défaut on choisit un chemin au clavier ou à la souris, le chemin qui permet de sortir n’est accessible qu’en prononçant quelque chose à voix haute (si un micro est détecté) ou en manipulant une manette de jeu qui serait branchée, ou en jouant sur la luminosité de la pièce (si caméra/webcam), etc.

34. Court-métrage qui se passe dans un bureau, et ça démarre durant une journée de travail type. On semble suivre la journée d’un·e employé·e en particulier. D’un coup une histoire se déclenche, mais la personne suivie au début n’est pas concernée. On continue à suivre son travail, ses petites manies, son quotidien lors d’une journée qui, pour elle, est tout à fait classique. Pendant ce temps, une histoire de fou se développe autour, mais on n’en voit/entend que des bribes.

35. Livre-jeu à choix multiples (façon LDVELH, Livre Dont Vous Êtes Le Héros). C’est juste un dialogue du type négociation commerciale, ou entretien d’embauche. Une route facile reste classique de bout en bout, mais si on prend certains chemins on peut arriver à quelque chose de très triste et pathétique, ou bien surréaliste, ou bien exalté parce qu’après tout c’est notre brochet.

36. Établir une carte du ciel nocturne et renommer les constellations à notre guise parce que franchement les gens de l’antiquité avaient pas les yeux en face des trous.

37. Écrire un fanzine lié à une ville, qui propose de visiter cette dernière à travers quelques lieux dont la localisation est décrite de manière cryptique et/ou ambiguë. Puis pour chaque lieu est proposé un défi (lire un paragraphe à voix haute ou faire une grimace à un enfant), ou quelque chose à trouver dans le décor, ou une note à rajouter sur le fanzine (écrire un senryu qui décrit une personne qui passe). A la fin de la visite, on signe le fanzine et un lieu est indiqué où on peut le déposer pour en prendre un autre qui a été rempli et signé par quelqu’un d’autre.

38. Pour un autre tourisme alternatif : éditer des plans de la ville (juste une feuille A4 pliée en 3), modifiés avec des quartiers à la place d’autres. Les seuls rues bien représentées et mises en évidence sont les endroits qu’on trouve cool.

39. Jeu de société jouable avec des gens absents. Plusieurs solutions suivant ce que la personne a préparé :

– rien du tout (elle ne sait ptet pas qu’elle joue), à ce moment on inscrit son nom sur une feuille de personnage pré-remplie avec des comportements et des caractéristiques, et on la fait jouer comme on jouerait la banque au monopoly, sauf qu’elle peut gagner (autant l’avertir si c’est le cas, elle sera contente) ;

– un peu, par exemple elle était dispo la veille et on lui a fait remplir une feuille de personnage, elle a donc pu choisir ses caracs, sa stratégie et certaines tactiques ; une case à cocher indique si elle accepte de répondre à des sms pour trancher sur les cas les plus litigieux ;

– beaucoup, comme « un peu » mais avec en plus des remarques, compliments et insultes envers les autres, qui se déclenchent à certains moments (« si untel me fait perdre des ressources, je la traite de moule à tarte ») et une chanson de victoire et/ou une lamentation de défaite.

RÈGLES DE TRICHE : la personne absente peut aussi avoir décidé si elle tricherait ou pas. Pour cela elle peut remettre une enveloppe scellée qui sera laissée de côté jusqu’à ce que quelqu’un à la table crie « HAHA ! » en pointant du doigt le siège vide. Alors on ouvre l’enveloppe. Si elle contient un message « je triche » alors on prend des ressources de la personne absente pour la donner à la personne qui a crié « HAHA ! ». Si l’enveloppe ne contient rien ou un message « je ne triche pas », alors on fait l’inverse. Si en fin de partie personne n’a crié « HAHA ! » on ouvre l’enveloppe, s’il y a écrit « je triche » on accorde 10 % de score en plus à la personne absente (peut-être 20 % si d’habitude elle triche bien). Une personne présente ne peut crier « HAHA ! » plus d’une fois par partie. Et une personne absente ne peut être la cible d’un « HAHA ! » qu’une seule fois par partie.

40. Mettre un chapeau dans la rue, sur un trottoir, à partir de 6h du matin.
Un panneau à côté « une petite pièce svp »

Un autre panneau, plus grand, derrière : « JE REVIENS DANS 5 MN »

Venir récupérer le chapeau et son contenu vers 18 heures.

41. Concert disséminé.
Plusieurs musiciens (ex : guitare, basse, chant, batterie) jouent un morceau, mais sont éloignés. Pour entendre le morceau entier il faut se placer près d’un instrument physique et allumer 3 talkies-walkies qui relaient chacun l’un des autres instruments.

42. Réaliser un site web basé essentiellement sur une carte openstreetmap qui indique des endroits où on dépose des trucs. Comme pour le geocaching, sauf que là on dépose de petits objets qu’on a fabriqué (et qu’on a pris en photo avant de les déposer). Le site, en plus de la carte, contient donc un trombinoscope des objets créés/déposés/retrouvés. Quand on trouve un objet on en devient « dépositaire. » Sur le site, on note le pseudo du dépositaire actuel à côté de chaque objet (qui lui même a un nom). La dépositaire actuelle fait des photos qui mettent en scène l’objet, elle peut le garder un moment mais après un certain temps elle est invitée à le déposer ailleurs en indiquant son emplacement sur la carte.

43. Créer deux machins audio.

D’un côté, une histoire genre audiobook lu sans fond musical.
De l’autre, une piste musicale d’ambient (qui peut contenir des interjections ou des paroles murmurées, etc).
Chacune auto-suffisante. On peut les trouver sur différentes plateformes, sans que l’autre soit forcément dispo au même endroit.
Quand on joue les deux en même temps, ça modifie le sens de l’histoire audio (par exemple les paroles de certaines personnages sont impactées, ou bien les murmures confirmer un épisode de folie chez quelqu’un, etc.).

44. Jeu de gestion de cabinet comptable.

On reçoit des comptes de client, on établit les bilans, etc.

C’est un jeu très chiant. On gagne en accumulant suffisamment de points retraite.

Le générique de fin post-victoire, c’est un long défilé de mois de retraite généré aléatoirement, qui indique pour chaque mois ce qu’on fait de notre retraite (j’ai vu mes petits-enfants, j’ai monté une maquette de la Niña, je suis allé au docteur, je suis allée au coiffeur, etc). Le générique s’arrête au hasard à un moment qui correspond à notre mort, et ça quitte le jeu automatiquement sans transition.

45. Envoyer une moitié de chèque pour payer son loyer.
Accompagner ce morceau d’un message avec une énigme.
Envoyer l’autre morceau du chèque si notre proprio nous envoie la bonne réponse à l’énigme.

46. Écrire un spectacle relatant l’histoire du web, d’internet, de l’informatique, de l’algorithmie, du calcul, de la numération… en remontant toujours plus loin jusqu’à imaginer la première personne qui se serait dit « j’ai une pomme, si j’en ramasse une autre est-ce que ce sera mieux que maintenant ? »

47. Jeu de rôle à base de cartes.
On simule un entretien d’embauche, ou un entretien professionnel annuel.

Une seule personne pour le rôle « employé·e. »

Une personne ou plus pour le rôle « hiérarchie. »

Chaque côté tire des cartes d’objectifs, qui sont spécifiques à un type de rôle (obtenir une augmentation, obtenir le bureau bien placé VS augmenter les objectifs de vente, vérifier un point obscur du CV…)

Chaque côté tire aussi des contraintes (pas dormi depuis 3 nuits, déprimé à cause de la mort d’un poisson rouge…)

On tire aussi des secrets (ce trou sur mon CV, c’est parce que j’ai vécu dans une communauté hippie pendant 2 ans)

Et une question ou une réponse obsessionnelle (citez moi trois de vos qualités/défauts…)

On prépare éventuellement des CV/fiche de postes (des versions prétirées sont disponibles avec le jeu).

Puis on déroule l’entretien en temps limité (20 à 30 minutes).

48. Musique interactive.

Une borne diffuse de la musique (midi ou autre format manipulable en direct).

La zik est courte et tourne en boucle.
Le placement des notes est fixe, mais on a accès à des boutons qui permettent de changer l’instrument de chaque piste constituant la zik (rythmique 1, rythmique 2, mélodie 1, etc).

Quatre ou cinq pistes maxi.
Pour chaque combinaison de pistes, une image est générée procéduralement (ou on va piocher dans une banque de vidéos).

49. Pièce de théâtre avec affichage LED au-dessus de la scène.
Juste une large bande pour afficher du texte (comme ça se fait parfois à l’opéra pour savoir qu’est-ce qu’ils disent).

Quand les personnages parlent, l’affichage LED indique des informations de contexte qui éclairent les secrets et motivations de chacun·e, ou juste des trucs.

Exemple : un personne dit « je te l’avais bien dit !! » et l’affichage LED dit « non, il avait rien dit » (enfin si possible on trouve des trucs mieux, mais c’est l’idée)

50. Double LDVELH, chaque tome étant lu par une personne différente.
On lit chacun notre paragraphe (dans sa tête) et on fait un choix pour la première section en même temps.

On arrive à une nouvelle section : là on a une nouvelle situation à lire mais aussi un code à donner à l’autre personne (et inversement). Notre nouvelle situation est en partie impactée par le code donné par l’autre.

On peut se faire des crasses ou s’aider. En tt cas on arrive en même temps à la dernière section, où quelqu’un gagne la course (ou bien il y a égalité, ou tout le monde se vautre).

51. Fiction interactive à la « Gun Mute » (succession de situations/puzzle) dans laquelle on incarne un ou une mécano dans un grand vaisseau spatial en perdition (ou le long d’un train pour remonter jusqu’à la locomotive).

On se retrouve donc à chaque fois dans une salle/voiture avec un problème à résoudre. Quand il est résolu on passe automatiquement à la suite.
Plus on termine rapidement, plus on sauve de gens.

Pour agir on dispose de quelques outils de base, et on peut aussi embarquer un objet récupéré (pas plus d’un seul, mais on ne peut pas se retrouver bloqué parce qu’on a omis un objet… c’est juste que certains peuvent faire gagner du temps ici ou là et on peut optimiser la partie et le score une fois qu’on sait à quoi sert chaque objet).

52. A partir d’un jeu de 54 cartes classique (sans les jokers) :
Placer des cartes au hasard dans votre bibliothèque remplie de bouquins de tout type, comme s’il s’agissait de marque-pages. Les oublier.
Lorsque vous recevez du monde à la maison, proposez un autre jeu de carte à quelqu’un, en lui demandant de piocher une carte. Si c’est par exemple le trois de trèfle, allez lire un extrait de la page où est situé le trois de trèfle de l’autre jeu qui sert de marque-pages. Il faut que les cartes dépassent des livres pour qu’on arrive à les trouver et même là ça peut être un peu difficile, alors si par exemple vous avez quatre sections de biblio, vous pouvez attribuer une couleur à chaque section, et faire en sorte que les cartes à figure sont vers le haut, et les petits nombres vers le bas. Après avoir lu l’extrait, si c’était bien remettez la carte marque-page au même endroit, sinon déplacez-là sur une autre page voire un autre livre.