Vous voulez faire des trucs mais vous savez pas quoi. Voici.

Le PDF c’est plus joli :


80. Tourner un film la nuit sur la place de la Révolution, à Montpellier, là où il y a plein de bustes de gens dont la moitié ont péri guillotinés. En profiter pour faire un plan sur Danton qui laisse terriblement à penser qu’un biopic avec pour premier rôle Jack Black serait du plus bel effet. Prévoir aussi un plan sur Robespierre maquillé, parce que sa pose s’y prête bien. Au niveau des dialogues, récupérer des bouts de discours et des phrases célèbres dites par tous ces gens-là, et peut-être finir avec leurs dernières paroles connues. Prévoir d’apporter des gélatines rouges pour l’éclairage.

81. Organiser des projections de The Room dans les conditions des projos déjà organisées ici et là aux USA. Prévoir un temps d’explication avant la toute première projection. Ensuite, organiser des projs régulières (sinon ça n’a pas de sens), au moins tous les ans, éventuellement tous les 6 mois. Par exemple la session d’hiver et la session d’été (ou la session de printemps et la session d’automne, je vous fais pas un dessin). Possible que l’une des dates puisse être Halloween ou juste autour (les scènes de cul font flipper après tout). Ce qui donnerait l’autre projection semestrielle le 31 mars ou juste autour. Et pourquoi pas puisque de toute façon il se passe rien d’intéressant à ce moment. Stock à prévoir : cuillères en plastique (ou en carton/bambou, plus écolo).

82. Tourner un court-métrage où les gens sont habillés en loubards des années 80, ou disons en loubards tels qu’ils apparaissent dans les films des années 80 comme Miami Connection 1987, et en rajoutent éventuellement juste des bananes (pas le fruit). Prévoir en gros un bon stock de survets à marques, et se laisser pousser un peu les cheveux si possible jusqu’au mulet. Donc les persos sont habillés en loubards des années 80 (même le mot loubard est resté aux années 80, donc il faudra l’utiliser dans les crédits), sauf que le scenar a pas besoin de loubards, en fait les personnages sont dans le monde du travail : y’a des gens qui travaillent et eux ils sont au milieu.

83. C’est un jeu vidéo où on joue un ninja sensible. Il est habillé en ninja, tout en noir, façon déguisement de chez Piedené (ou autre boutique de farces et attrapes de votre coin). Et donc on voit ses yeux, et il pleure. Du coup c’est pas un jeu de plateforme à la Mario sinon on voit pas les larmes. C’est au moins un jeu d’aventure à la Monkey Island, voire un jeu super narratif à la Walking Dead de chez Telltale. Et le ninja il reçoit tout le temps des ordres genre « va garder telle cabane de jardin » ou « rejoins tes potes pour aller tuer ce mec en survet mais attention, attaquez bien chacun votre tour sinon c’est pas du jeu » mais lui il veut faire de mal à personne. Alors il y va pas (à la suite d’un gameplay genre dialogue interne, quand même… peut-être même qu’on peut intégrer la possibilité qu’il y aille, mais alors il meurt) et comme il ressemble à tous les autres ninjas il se fait jamais choper et il continue à être payé. Mais ça on s’en rend pas forcément compte ça dépend si on va consulter notre compte en banque. Et puis y’a des énigmes du genre arriver à pisser ou faire caca sans enlever la tenue de ninja. Ou couper des carottes avec le ninjato (facile) ou se couper les ongles avec le ninjato (plus dur). Et à la fin du jeu on participe à Top Chef mais ça finit en baston (pour rappeler le destin d’un ninja).

84. Composer de la musique d’ambiance pour grèves et manifestations. Histoire de permettre aux gens qui gueulent des chansons dans les porte-voix de se reposer un peu (ce qui nous ferait des vacances au passage). La musique pourrait être composée de bouts de phrases de politiciens, mais ça alternerait avec des trucs tirés aussi de films et de dessins animés histoire de pas avoir envie de tout casser non plus. Des fois y’a des bouts de hardtek pour voir comment la foule réagit.

85. Enregistrer un album qui s’appelle 4:33 qui dure 4 heures et 33 minutes sans note jouée (juste les bruits ambiants dans la salle où est le micro). Le placer dans un bac à la Fnac sous le nom de Jhon Câge et attendre que quelqu’un l’achète. Important : prévoir un moyen pour récolter les sous à la place de la Fnac. Important : prévoir un moyen pour faire tenir plus de 4 heures sur un CD.

86. Enregistrer une piste qui s’appelle 3’44 et qui dure 3 minutes et 44 secondes. Pas de note jouée, mais juste les sons du public et des gens sur scène. Là, ça tient sur un CD mais il faudrait faire d’autres pistes pour bien le remplir. Une fois le CD terminé, écrire quand même des paroles sur le livret accompagnant l’album. Ce sont des paroles qui prennent un peu plus de 3 minutes à être lues, et qui sont bel et bien placées sur la partition, mais accompagnées de la mention « nella testa » (si ça veut bien dire « dans la tête » en italien, sinon mettre le bon terme qui va bien, je parle pas vraiment italien voire pas du tout ou si peu).

87. Faire un jeu vidéo avec des graphismes à la Moebius (et autres artistes du même acabit), et qui est fait pour être compris par des gens qui jouent sous acide. Prévoir de petits patterns reconnaissables, des liens ténus entre toutes les choses, des personnages qui s’adressent parfois directement à la personne qui joue (alors que d’habitude ils s’adressent au personnage), des musiques planantes qui de temps en temps changent de tempo pour ralentir et repartir), des images subliminales tantôt très brèves tantôt plus visibles, des moments où le jeu devient invisible pour laisser reparaître le bureau windows (avec des couleurs et des formes un peu modifiées), d’autres moments où on voit apparaître en filigrane le code du jeu au moment où il était tapé (un making-of intégré à la partie, sans explication), etc.

88. Monter un labyrinthe pour souris avec des portes et des pièges (pas mortels) connectés via un circuit Arduino. Préparer des souris portant de petit harnais avec des caméras, des pointeurs laser, des micros et des haut-parleurs. Et aussi des caméras fixes dans le labyrinthe.

Ensuite, deux catégories de rôles :

– les Mausreiter, qui peuvent voir la caméra de leur souris, activer leur pointeur laser (qui peut peut-être faire accélérer la souris) et qui peuvent envoyer des sons à travers leur haut-parleur ;

– le ou la Architekt, qui dispose de la vue des caméras fixes et des boutons permettant d’actionner portes et pièges.

Il y a plusieurs départs (un par souris). Il y a une sortie (qui est atteignable par au moins un chemin sans porte). Un temps est imparti. Durant ce temps, si une souris sort, elle marque des points (plus de points si elle sort avec un bon classement). L’Architekt gagne des points pour les souris qui ne sont pas sorties à temps.

Sur certaines variantes, à la fin on mange les souris qui ont perdu.

89. Monter un Centre de Recherche sur le Centre National de Recherche du Vortex. Effectuer des recherches sur leurs recherches, accompagnées de recherches complémentaires sur les Vortex.

90. Idées de Vortex à étudier : exposer des expositions, acheter/vendre de l’argent, penser aux pensées, imaginer l’imagination, cuire une casserole, écouter un casque audio, dessiner des places de parking pour petites voitures sur une place de parking pour grande voiture, composer de la musique destinée à être écoutée en parallèle à d’autres musiques (framework à Vortex infinis), débattre à propos des débats, voter sur le vote, affranchir un timbre, faire skater un skate, peindre un tableau de tableau, prendre une photo de photo de photo d’appareil photo, réaliser une vidéo de quelqu’un qui regarde une vidéo de quelqu’un qui regarder une vidéo de quelqu’un qui regarde une vidéo (dépasser au moins ce qui se fait déjà sur YouTube), réaliser un carnet de carnets, peindre de la peinture, brosser une brosse sale avec une brosse propre (où va la poussière ?), jouer à un jeu de rôle dans lequel on joue des MJ qui font jouer à un jeu de rôle, écrire une pièce de théâtre mettant en scène des auteurs et autrices de théâtre qui écrivent une pièce sur le théâtre, faire le making-of du making-of d’un film dans lequel les protagonistes sont des comédiens et comédiennes qui jouent des comédiens et comédiennes qui jouent des comédiens et comédiennes.

91. Créer un gri-gri informatique qui est supposé protéger des virus, des bugs et des malédictions. Il peut prendre la forum d’un fond d’écran, ou d’une application qui envoie des notifications de temps en temps.

92. Écrire un opéra-rap qui dénonce la condition difficile des gens qui galèrent dans les quartiers dégueux de la grande base lunaire de 2092. Les personnages principaux : Joêl Star, Chou’ricain, Ah que Natoo, Cool Chienne, etc.

93. Créer une cryptomonnaie prévue spécifiquement pour les dons directement faits aux SDF. Monter une association qui aide les-dits SDF à disposer de pancartes avec QR Codes permettant d’alimenter leur comptes. Cette monnaie peut être utilisée dans des épiceries solidaires voire des distributeurs 24/24 dans la rue. Spécificité de la monnaie : on ne peut acheter avec que si on a une carte de SDF (qu’on peut faire établir auprès de la préfecture) et il y a régulièrement à la télé des appels à achats (cryptothon), comme ça les gens qui ont de l’argent peuvent acheter de la crypto qu’ils donneront plus tard dans la rue.

94. Pour les journées d’élections en France, organiser des élections alternatives. On peut y voter pour les gens les plus cools, ou les machins de street art les plus stylés, ou bien on peut écrire sur le bulletin une bonne blague. Le tout est lu durant un dépouillement public sur fond de musique « polka drone ».

95. Enregistrer un son A qui dure une seconde. Un autre B qui dure une minute. Étirer le son d’une seconde sur minute pour obtenir un son A’. Compacter celui qui dure une minute sur une seconde pour obtenir B’.

Jouer soixante-fois le son B’ (à des volumes différents, pseudo-aléatoires) pendant que le son A’ est joué une fois.

96. Sur une grande toile (soit un rectangle très marqué, soit un carré parfait, pas de rectangle classique tout crevé), écrire un texte en écriture automatique (en lettres plutôt petites, genre il faut s’approcher pour le lire). Puis peindre par dessus (aller mater des tutos de peinture contemporaine DIY sur des chaînes YouTube). Il peut rester des zones de texte lisibles ou pas (plutôt pas si on a écrit des trucs très perso).

97. Fabriquer une boîte en bois (doublée à l’intérieur avec de l’aluminium), mettre une pierre dedans (qu’on colle au fond) avant de sceller le tout. Affirmer qu’il y a une statue finement taillée à l’intérieur. Vendre l’œuvre telle quelle, plutôt cher c’est mieux. Au cas où un petit rigolo serait assez riche pour s’en foutre et l’ouvrir (ou au cas où un Pierre Richard la casserait), prévoir un texte de sauvegarde sur la pierre ou à côté. Du genre « L’Art c’est dans ta tête » ou « l’art c’est toi » (sans majuscules et écrit en cursive scolaire). C’est possible aussi en version humoristique en écrivant plutôt un message du genre « C’est Toto il va dans une expo il achète une œuvre et en fait comme c’est une œuvre d’art elle est basée sur une déformation et réinterprétation de la réalité, donc c’est pas tout à fait ce qu’on lui a dit que c’était mais c’est normal alors il rentre chez lui et dit y’avait plus de pain. »

Variante : on peut ajouter un peu de merdre d’artiste dans un compartiment scellé à côté de la pierre, mais attention peut finir par se dégrader et sentir au bout de quelques décennies.

Variante bis : si on est OP en sculpture, on peut mettre une vraie petite statue, mais enfermée dans la pierre (recollée avec de la colle à pierre). Comme ça pendant le procès on peut attendre le dernier moment pour dire « Mais je n’ai pas menti, regardez. » et là on ouvre le gros caillou avec un marteau et tout le monde hallucine.

98. Écrire des textes où on décrit des œuvres d’art qu’on pourrait faire (physiques ou immatérielles). Et comme ça y’a plus vraiment besoin de les faire (si on peut y penser c’est que ça existe déjà un peu, en tout cas tout autant que les monuments disparus), mais si on en fait certaines au moins on peut retourner voir le texte pour s’en rappeler.

99. Faire un très court métrage de 30 à 40 secondes qu’on diffuse 99 fois d’affilée. Sauf qu’à chaque fois il y a une petite différence. Le public dispose durant la projection d’une feuille. Sur la feuille on peut écrire pour chaque film (numéroté) ce qu’on voit de différent par rapport au premier. C’est un peu compliqué parce que certains changements se répètent et du coup on peut oublier ce qui tenait vraiment du premier film ou pas.

Et à la fin on compte les points et les gens qui ont beaucoup de points on les traite de têtes d’ampoules et de fayots. Ceux qui ont pas eu beaucoup de points on les félicite pour leur côté rebelle, mais avec quand même une petite moue du genre « vous êtes quand même pas bien brillants les gens. » (suggéré mais pas dit)

100. Proposer un spectacle de stand-up avec que des private jokes, et pour lequel on invite toutes les personnes concernées. Chaque blague peut faire rire quelques personnes mais jamais tout le monde. Garder un peu de lumière dans la salle pour que les gens puissent voir qui rigole à quoi.

101. Lancer une discipline de bondage basée sur l’utilisation de lacets pour chaussures, histoire de recycler les vieux lacets pour chaussures. Vu que c’est petit ça pourrait être du bondage pour mains ou pour pieds. Mais il faut enlever les petits bouts en plastique sur les extrémités (et à la place faire des nœuds ou p’tet les brûler au briquet, faut essayer). Donner un nom qui sonne japonais et allemand à la fois, genre Shibarrhandlein ou Kinbakunchen.

102. Programmer un générateur de court-métrages qui va piocher dans des rushs qu’on stocke dans un coin et dans archive.org et autres endroits où y’a plein de vidéos du domaine public. Le tout mélange des images (et en superpose parfois), tout en y collant des musiques Creative Commons et des textes du XIXe pompés sur wikisource (dans le générique de fin toutes les sources sont créditées). Diffuser ça (en basse résolution) sur un site où les gens peuvent venir les voir et les noter. Tous les ans, aller voir les flims qui ont reçu les meilleures notes pour en faire une petite compil de trucs pas mal. Organiser une projection gratuite avec, yolo.

103. Monter une exposition qui ne contient que des pages de livres arrachées. Chaque page est annotée. Certaines notes sont relatives au texte de la page, mais d’autres n’ont rien à voir. Ajouter un côté méta avec par exemple :

– un texte perso disséminé sur plusieurs pages (et qui raconte une histoire avec un vrai début et une vraie fin) ;

– une petite « histoire dont vous êtes le héros » avec des notes numérotées qui renvoient vers d’autres notes numérotées ;

– certaines pages sont derrière une vitre et intouchables, d’autres (plutôt de grandes pages) ne le sont pas et invitent les gens à ajouter leurs propres notes (c’est oufissime) ;

– certaines notes donnent des url qui ajoutent des compléments ou qui renvoient juste sur des liens cools (moi je mange ma glace), et bien sûr un rickroll ;

– saloper certaines pages avec des tâches de boissons et de nourriture et mettre à côté des notes sur la qualité du repas.

PS : ajouter un panneau indiquant qu’on peut déchirer les livres, de toute façon y’en a plein qui sont détruits tous les jours. Et la plupart des bouquins sont jamais lus de toute façon.

PS bis : pour le vernissage, déchirer en public quelques pages pour les coller au mur.

PS ter : proposer un autodafé lors du décrochage ?

104. Rédiger un guide mono-touristique. Un guide des hôtels où j’écris mon avis sur mon séjour. Mettre plusieurs critères (moelleux du coussin, absence de punaises de lit), et surtout un critère de proximité pratique, du genre : « 5/5, hôtel très pratique à cinq minutes de chez moi » ou « 1/5, situé sur un autre continent, carrément relou. »

105. Réunir assez d’images du président pour réaliser des Deep Fakes, et mettre sa gueule sur des clips comme celui du rap tout terrain (AlexDu76), et caetera. Si c’est possible, prendre quelqu’un dont on trouve plus facilement des images variées, comme Christian Clavier ou Cyril Hanouna.

106. Aller sur Rap Genius et proposer des interprétations fantaisistes de chansons pas trop populaires. Imaginer un personnage avec un caractère bien précis qui posterait tous ces commentaires, avec une certaine cohérence générale qui révélerait une vision du monde conspirationniste mais crédible. C’est mieux si c’est un peu drôle mais ça peut aussi faire flipper.

107. Concevoir un tetris-like (plus large que le standard) où des petits personnages se promènent à la surface du jeu. Il faut éviter de les écraser sinon on perd des points.

108. Concevoir un bomberman-like dans lequel il y a des portes à ouvrir avec des cartes magnétiques qu’on doit récupérer sur la map au hasard. Il n’existe qu’une carte de chaque type et si qqu’un a récupéré par exemple la carte rouge, le seul moyen de la choper et de pouvoir passer les portes rouges et de faire exploser la personne qui l’a, pour lui piquer.

On peut quand même essayer de « hacker » les portes sans la clé, mais y’a aussi des robots de sécurité qui peuvent alors débarquer pour nous courir après.

Certaines portes sont juste des raccourcis, mais d’autres protègent des zones inaccessibles autrement, et qui renferment des bonus sympatoches.

109. Écrire un court roman qu’on ne peut comprendre qu’à l’aide de différents manuels techniques, géographiques, politiques, etc. (qui sont livrés avec, ou pas).

110. Écrire une série de nouvelles, publiées séparément, qui laissent entrevoir un personnage secondaire, qui, à chaque fois, paraît anodin. En recoupant l’ensemble, on s’aperçoit que le personne est l’instigateur des éléments les plus importants de ces nouvelles, et on peut aller jusqu’à comprendre ses intentions.

111. Écrire une pièce de théâtre mettant en scène un auteur de nouvelle qui rédige une nouvelle nouvelle (haha). L’essentiel de la pièce est écrit à l’avance, sauf le texte de la nouvelle elle-même. Ce dernier est rédigé en impro en utilisant des réactions et propositions du public (qui joue le rôle de l’inspiration, de la muse). Deux ou trois fins différentes sont possibles, suivant la direction que prend la nouvelle.

112. Une histoire d’horreur (jeu vidéo ou film) qui débute avec plein de musique flippante, de jump scares, etc. On a pas trop peur parce qu’on entre à peine dans le film et que l’ambiance n’est pas bien établie. Et en plus y’a de moins en moins de trucs flippants, et ça finit comme une sorte de tuto pour utiliser les tableaux croisés dynamiques dans un tableur. The End.

113. Un jeu de cartes à construction de deck (avec un stock prédéfini et pas ce boosters à acheter). Un système de draft initial permet de se constituer un jeu de départ, mélangé à des cartes piochées aléatoirement et un mini-deck de base.

Une appli sur téléphone/tablette/ordi anime le jeu.

Lorsqu’elle annonce certaines phases on peut poser tel ou tel type de carte, mais suivant qui pose avant nous on peut se retrouver bloqué (ou au contraire multiplier les effets bénéfiques).

Il faut une certaine collaboration pour arriver en bout de partie, mais chacun joue pour gagner solo.

114. Rédiger un code de loi de plusieurs dizaines de pages pour un pays imaginaire enclavé entre plusieurs autres pays imaginaires qui eux sont en contact avec des pays que l’on connaît. Par exemple, les pays Eoko, Pipoumax et Hululu ont des frontières avec des pays d’Europe ou d’Amérique du Sud (pourquoi pas les deux à la fois), et ensuite le pays Tartampion a des frontières avec Eoko, Pipoumax et Hululu. La carte peut être difficile à faire alors juste un bout de constitution ou de droits de douanes c’est déjà pas mal.

115. Inventer une compagnie internationale fictive, avec son logo, son slogan, son identité sonore, etc. Créer des comptes d’employés et contribuer à différents réseaux sociaux et forums. Aller jusqu’à donner des notes à l’employeur sur des sites comme Glassdoor. Au bout d’un moment, il est possible de mettre cette entreprise sur son CV ou le CV de potes, afin d’avoir un bon remplissage et la possibilité d’être appelé (sur une ligne de téléphone dédiée) pour confirmer que tout ce petit monde travaille très bien.

116. Une histoire de zombies dans laquelle les morts-vivants développent très vite un comportement rappelant celui d’un culte avec ses rites, ses gestes et ses prières. C’est un dieu ou une déesse qui accélère la mort des humains tout en influençant leur post-mort pour obtenir plus de fidèles. Une autre divinité, qui ne reçoit plus ses âmes (genre Hadès) se doit d’intervenir et prend forme humaine pour botter des culs et mâcher du chewing-gum.

117. Lancer le crowdfunding permettant de produire et faire réaliser un documentaire sur le rock psychédélique africain, notamment zambien, des années 70. (please)

118. Programmer un générateur de titres de chansons, puis un générateur de noms d’albums, et utiliser tout ça pour réaliser un générateur de pochettes d’album avec tracklist sur le verso.

119. Passer une semaine dans un hôtel isolé, en saison basse. Écrire plusieurs nouvelles en parallèle, chacune n’étant rédigée que dans un lieu précis : la nouvelle de la cafétéria, celle du salon, celle de la chambre, celle de la salle de billard (pas trop de besoin d’aller dans un hôtel qui n’a pas de salle de jeu avec un billard). Éventuellement une nouvelle des chiottes mais moi j’y reste pas très longtemps.

120. Écrire un pamphlet anti-civilisation invitant à créer des pétitions en ligne pour demander l’abolition de tous les codes de loi.

121. Écrire des poèmes de pandémie. Des poèmes qui font plaisir quand on est enfermé à la maison qu’on sait plus trop quoi faire. Du coup ça peut être des poèmes un peu de cul mais aussi un peu qui parlent de Batman et d’autres trucs que les gens aiment bien. Tous les cinq poèmes y’en a quand même un qui parle de la pandémie pour faire catharsis, et puis ça repart sur des trucs fun. En même temps ça peut rappeler les consignes d’hygiène et de distruption sociale.

122. Faire un jeu de cartes genre 7 familles mais avec un effet spécial par famille, et un effet spécial par type de membre de famille. Et ça fait des combinaisons qui s’activent quand on pose une carte (on a pas besoin d’avoir tout le monde dans la famille pour poser).

Par exemple, la famille Adams ça permet de faire remonter une carte dans la main de son propriétaire, alors que la famille Ingalls permet de faire d’autres trucs. Pour avoir assez d’effets différents faut p’tet que les emplacements jouent, et aussi ajouter une ou deux ressources qui comptent pour la victoire.